Les Régiments d' Infanterie :

 

 

Dictionnaire des abréviations

 

 

52e R.I. :
(27e D.I. ; 54e Brigade
)

2 juin

Le 1er bat. reçoit l'ordre de se rendre à Fontaines-de-Tavannes, à la disposition du colonel Tahon (du 142e R.I.).

Il monte en ligne à la batterie de Damloup avec les débris des 4e et 11e comp. du 142e.
La progression est périlleuse, ralentie par le bombardement All.

La batterie n'est plus qu'une ruine, tous les plafonds sont crevés (sauf un qui s'éffondrera quelques jours plus tard), et qui sert de refuge aux blessés.
A l'arrivée des troupes, l'abri est occupé par une 30e d'hommes de la 11e comp du 142e. Avec ce nouvel arrivage, on peut à peine circuler dans l'enceinte.

Les hommes se fortifient sur place et organisent la défense de la batterie mais ils ne savent pas exactement dans quelle direction se trouve l'ennemi.

3 juin

Au matin, le bombardement All. augmente d'intensité.

A 18 h, une attaque All. est lancée en direction de la batterie de Damloup. Les comp. chargent et parviennent à la repousser.

A 20 h, une 2e attaque All. s'élance, mais les mitrailleuses ont raison des assaillants.
A 21 h tout est fini, un calme relatif renaît. Le bombardement All. reprend.

A 22 h, la 6e comp. arrive et se place à gauche de la batterie.

Les pertes sont sérieuses, en l'espace de quelques heures, 200 hommes sont passés au poste de secours. Ceux qui peuvent marcher repartent vers l'arrière. Un grand nombre ne sont que commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux.

Sinon, en fin d'après midi, 1 bat. vient en renfort à la 2e comp. de mitrailleuses du 142e R.I. Toute la nuit, ils repoussent ensemble plusieurs attaques lancées sur la tranchée de Belfort.

Du 4 juin au 3 août A.N.D., il est relevé.
4 août Il monte en ligne dans la région de Retegnebois et de la Vaux-Régnier avec les 75e, 140e et 415e R.I.
Il relève les 413e et 414e R.I.
10 août Des éléments se portent sur les pentes de la Laufée et au sud de la Montagne.
Ils relèvent un régiment de Tirailleurs Sénégalais.
19 août Il est relevé par les 346e, 356e, 367e et 369e R.I.
Il quitte le front avec les 140e et 415e R.I.

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53e R.I. :
(124e D.I. ; 248e Brigade
)

19 mai Il monte en ligne au nord de l'étang de Vaux avec les 101e, 124e et 142e R.I.
Il relève les 35e, 42e, 44e et 60e R.I.
Du 20 mai au 1er juin A.N.D.
2 juin Le soir, un bat. vient renforcer les lignes entre le fort de Vaux et Damloup.
Ces lignes sont tenues par le 2e bat. du 142e R.I. complètement isolé depuis le matin.
3 juin

Les 2 bat. à proximité du fort de Vaux depuis la veille, reçoivent l'ordre de reprendre les abords du fort.

Ils partent à l'assaut mais ne parviennent pas à progresser. Ils sont trop épuisés par le bombardement All. intensif qu'ils ont subi depuis la veille..

Sur les positions de la 5e comp., un violent bombardement Fr. fait de nombreuses victimes. Les nombreuses fusées d'avertissement lancées pour demander l'allongement du tir ne donnent aucun résultat.

4 juin Toujours avec l'aide de la 2e comp. du 142e R.I., une nouvelle attaque All. est de nouveau repoussée sur la tranchée de Belfort.
Après le 4 juin A.N.D.

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54e R.I. :
(12e D.I. ; 23e Brigade)

19 juin Pendant la nuit, il monte en ligne du ravin des Fontaines à la Laufée avec les 67e, 106e et 132e R.I.
Il relève les 292e, 305e et 321e R.I. très éprouvés par leur lutte face au fort de Vaux.
20 juin Des éléments montés en ligne la veille prennent position au bois Fumin.
21 juin

Vers le milieu de l'après-midi, une attaque All. générale sur tout le front est déclenchée (entre le ravin des Fontaines et les abords sud-est du fort de Vaux).

Au bois Fumin, le 1e bat. repousse 3 assauts avec l'aide du 67e R.I. Cependant, ses 3e et 4e comp. sont anéanties. L'ennemi s'engouffre dans l'espace laissé vide et contourne les 1e et 2e comp. La lutte est âpre mais rapidement, les combattants sont maîtrisés et faits prisonnier.
Ce 1e bat qui comptait 18 officiers et 950 hommes, rentrera avec seulement 9 officiers dont 4 blessés et 203 hommes dont 33 blessés.

22 juin

A 13 h, une contre-attaque par les 2e et 3e bat. est décidée vers la cote 349, à l'ouest du fort de Vaux.
Le 2e bat., renforcé par 3 comp. du 106e R.I. et 2 comp. du 132e R.I. doit partir à droite, alors que le 3e bat doit se diriger sur la gauche.
A l'heure H, plusieurs comp. sont déjà anéanties par le bombardement ennemi qui est très violent. D'autres sont bloquées devant les lignes All., prises sous le feu des mitrailleuses. D'autres encore se déportent en avançant et n'atteignent par leur objectif.

Finalement, cette attaque n'apporte aucun résultat, sinon de faire tuer des hommes.

23 juin Pour les éléments en ligne du ravin des Fontaines aux abords du fort de Vaux, la bataille ne faiblit pas. Les pertes sont terribles.
La 8e comp. qui comptait 4 officiers et 180 hommes est réduite à 14 hommes commandés par un sous-lieutenant.
Après le 23 juin A.N.D.

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55e R.I. :
(126e D.I. ; 251e Brigade)

19 mai Il monte en ligne dans le secteur de la cote 304 avec les 6e, 12e, 112e, 173e, 255e, 411e et 412e R.I.
Du 20 au 29 mai Bombardement All. intensif sur tout le secteur.
Les pertes sont sérieuses. De plus, un grand nombre d'hommes sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.
Du 30 mai au 21 juillet A.N.D., il est relevé.
22 juillet Il est mis à la disposition du général Maud'hui et monte en ligne d'Avocourt à la Hayette.
Du 23 juillet au 14 août A.N.D., il est relevé.
15 août Il remonte en ligne avec les 112e, 173e, 255e R.I. dans le secteur d'Avocourt.
Il relève les 206e, 212e, 234e et 344e R.I.
Après le 15 août A.N.D.

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56e R.I. :
(15e D.I. ; 29e Brigade)

16 avril Il monte en ligne dans le secteur de Fleury-sous-Douaumont.
Du 17 au 30 avril A.N.D.
31 avril Il est relevé.
21 juillet Il monte en ligne dans le secteur Marceau avec les 10e, 27e et 134e R.I.
1er août Il tient la ligne entre l'arête de Vaux-Chapitre et la ferme de Dicourt.
2 août

A 13 h, le 3e bat. ainsi que les 5e et 6e comp. du 2e bat. s'élancent à l'assaut de Fleury. Après ¼ d'heure de combat, les 2 comp. ont atteint l'ouvrage sud-est de Fleury et parviennent même à le dépasser en faisant plus d'une 100e de prisonniers et en prenant 3 mitrailleuses.

Cependant, dans leur avance, elles ont perdu leur liaison avec le 3e bat. qui a été retardé par une forte résistance au ravin de la Poudrière.
Vers 18 h 30, après un vif combat à la grenade, l'ennemi est bousculé et le 3e bat. parvient à la hauteur de 2 comp. du 2e bat.

5 août Vers 7 h, l'ennemi attaque Vaux-Chapitre et la Haie-Renard.
Les troupes d'assaut sont repoussées avec l'aide du 10e R.I.
6 août Pendant la nuit, les survivants sont relevés par le 65e R.I.

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57e R.I. :
(35e D.I. ; 70e Brigade)

5 mai Il est en ligne de la Courtine au fort de Vaux avec le 144e R.I.
7 mai

Il subit un violent bombardement All.

A 18 h, une attaque All. semble se préparer sur le front du 1er bat. L'artillerie est prévenue et déclenche un puissant tir de barrage. L'assaut que voulait donner l'ennemi est abandonné.

21 mai Il est relevé. Il a perdu 12 officiers et 427 hommes.

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58e R.I. :
(30e D.I. ; 59e Brigade)

20 juin Il monte en ligne à la cote du Poivre avec les 40e, 61e et 240e R.I.
Du 21 juin au 15 août A.N.D.
Du 16 au 20 août Il est relevé par les 9e, 11e, 20e et 207e R.I.

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59e R.I. :
(34e D.I. ; 59e Brigade)

6 avril Il monte en ligne devant le bois d'Avocourt avec les 83e, 88e et 209e R.I.
Les 2e et 3e bat. passent à l'attaque et s'emparent de la lisière du bois.
Du 7 avril au 17 juin A.N.D.
18 juin Il est relevé par les 206e, 212e, 234e et 344e R.I.
Il quitte le front avec les 83e, 88e et 209e R.I.

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60e R.I. :
(14e D.I. ; 27e Brigade)

22 février

2 bat. sont mis sous les ordres du général Bapst pour défendre le bois des Caures. Ils montent en ligne dans le secteur. Le soir, le bois des Caures est perdu mais l'ennemi ne peut poursuivre plus avant.

Un 3e bat. se tient près en arrière entre Samogneux et la cote 344.

23 février

Les 2 bat. qui se sont repliés au bois le Fays (sud-ouest du bois des Caures) subissent 4 violentes attaques All. Le soir, les pertes sont très lourdes.

Les survivants se regroupent avec ceux des 165e et 365e R.I et tiennent toute la nuit.

24 février

A 4 h 15, les 2 bat. repliés la veille sur le bois le Fays reçoivent l'ordre d'attaquer sur Samogneux.
Cette attaque se solde par un échec.

A 14 h, devant la poussée All., ils sont obligés de rejoindre le bois le Fays. A cet endroit, ils parviennent à contenir l'ennemi pendant un certain temps, mais complètement isolés de toutes autres unités, ils sont débordés et se replient vers 19 h, sur la cote du Poivre.

Du 25 févier au 30 mars A.N.D., les 2 bat. sont relevés.
31 mars 2 bat. ont pour ordre de contre-attaquer à 21 h le bois Camard.
A 21 h, la résistance All. est trop forte et ils ne peuvent pas progresser.
Du 1er avril au 18 mai A.N.D.
19 mai Il est relevé par les 53e, 101e, 124e et 142e R.I.
Il quitte le front avec les 35e, 42e et 44e R.I.

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61e R.I. :
(30e D.I. ; 60e Brigade)

20 juin Il monte en ligne à la cote du Poivre avec les 40e, 58e et 240e R.I.
Du 21 juin au 15 août A.N.D.
Du 16 au 20 août Il est relevé par les 9e, 11e, 20e et 207e R.I.

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62e R.I. :
(22e D.I. ; 43e Brigade)

30 mars Il monte en ligne du bois d'Hardaumont à la ferme de Thiaumont avec les 19e, 116e et 118e R.I.
Il relève le 16e B.C.P. et les 94e, 151e et 162e R.I.
Du 31 mars au 16 avril A.N.D.
17 avril

Des éléments se sont portés dans le secteur sud de Douaumont. Ils sont en ligne à côté du 116e R.I.

Dès l'aube, le bombardement All. est très violent.
A 10 h, un grand nombre d'All. se lancent à l' attaque. A 15 h, les Fr. sont obligés de se replier.

Par cette manœuvre, l'ennemi devient maître de la carrière d'Haudraumont, des tranchées Derrien, Morchée et Rivalain.

18 avril Très tôt le matin, un bat. aidé d'un bat. du 328e R.I. contre-attaque pour tenter de dégager le plateau au nord du ravin de la Mort. L'attaque échoue.
21 avril Pendant la nuit, il est relevé par les 22e, 30e, 99e et 416e R.I.
Il quitte le front avec les 19e, 116e et 118e R.I.
2 novembre Il remonte en ligne dans le secteur de Vaux avec les 19e, 116e et 118e R.I.
Il relève les 216e, 238e, 292e, 298e, 305e et 321e R.I.
3 novembre Dès la tombée de la nuit, il part en formations accolées.
A 21 h 30, il se positionne sur les positions du 299e R.I. qu'il relève (à l'est du fort de Vaux).
Après le 3 novembre A.N.D.

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63e R.I. :
(23e D.I. ; 45e Brigade)

26 mai

Pendant la nuit, il monte en ligne devant le bois de Nawé.

Au matin, le 3e bat. attaque à la lisière du bois.
A gauche, la 10e comp. réussit à s'emparer de 2 tranchées All. A droite, les autres comp. ne peuvent progresser.

Du 27 mai au 22 avril A.N.D.
23 juin 2 bat. renforcés de 3 comp. du 106e R.I. montent en ligne sur Froideterre.
Ils renforcent les éléments déjà en ligne à cet endroit.
24 juin

A 5 h, les 2 bat. renforcés d'un 1 bat. du 297e R.I. se portent en avant de part et d'autre du chemin de Froideterre-Thiaumont.
Ils sont appuyés au nord par les 3 comp. du 106e B.C.P.

Cette avancée ne peut dépasser le retranchement Y et la batterie B.

Dans l'après-midi, un nouvel effort permet de rétablir la liaison entre les régiments disloqués et séparés la veille vers la cote 261 du ravin des Vosges.

25 juin

L'attaque commencée la veille se poursuit. Les unités s'élancent des pentes de Froideterre en direction du l'abri 119. Arrivées devant l'abri, un tir de mitrailleuse meurtrier oblige les hommes à se terrer dans les trous d'obus. Ils y restent jusqu'à la nuit.

26 juin

Tôt le matin, une contre-attaque est menée par le 3e bat. à la lisière ouest du bois de Nawè (secteur très actif ces derniers jours).

Sur la gauche, la 10e comp. parvient à reconquérir 2 tranchées. Sur la droite, aucune progression n'est possible, les tirs de mitrailleuses All. sont trop soutenus et le réseau de barbelé est trop dense.

Après le 26 juin A.N.D.

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64e R.I. :
(21e D.I. ; 41e Brigade)

12 juin Pendant la nuit, il monte en ligne dans le secteur du bois de Nawé avec les 65e, 93e et 137e R.I.
Il renforce les 293e, 337e, 403e et 410e R.I.
Du 13 au 19 juin A.N.D.
20 juin Il est relevé par les 106e, 114e, 120e et 121e B.C.P. et les 297e et 359e R.I.

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65e R.I. :
(21e D.I. ; 41e Brigade)

12 juin Pendant la nuit, il monte en ligne dans le secteur du bois de Nawé avec les 64e, 93e et 137e R.I.
Il renforce les 293e, 337e, 403e et 410e R.I.
15 juin

Les éléments sont en ligne à la tranchée "des Sapeurs" (au nord-ouest de la ferme de Thiaumont).

Après un violent bombardement, une attaque All. avec liquide enflammé les oblige à se replier. La tranchée est perdue.

Avec l'aide d'une comp. du 106e B.C.P., la 1ère comp. contre-attaque mais ne parvient pas à reprendre pied dans la tranchée des Chasseurs.

Du 16 juin au 19 juin Les hommes se terrent sous le bombardement All.
Les pertes sont sérieuses. De plus, un grand nombre d'hommes sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.
20 juin Il est relevé par les 106e, 114e, 120e et 121e B.C.P. et les 297e et 359e R.I.
4 août 2 bat., alors en réserve à Belrupt, sont réquisitionnés et se portent en soutien à la Haie-Renard occupé par la 15e D.I. Ils relèvent le 2e bat. du 10e R.I.
Après le 4 août A.N.D.

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66e R.I. :
(18e D.I. ; 35e Brigade)

28 avril Il monte en ligne avec les 32e, 77e et 135e R.I. dans le secteur de la cote 304.
Il relève les 2e et 4e B.C.P. et les 418e R.I.
3 mai Il tient le front du bois d'Avocourt au bois Camard.
5 mai

A 4 h, un bombardement All. débute au bois Camard qui dure toute la journée.

Plus tard, il repousse plusieurs attaques All. Les hommes qui participent à ces combats font preuve d'un courage et d'un héroïsme remarquables.

La 6e comp. qui compte 143 hommes au matin est réduite à 11 hommes en fin d'après-midi, et tellement épuisés physiquement et moralement qu'ils ne sont plus en état de combattre.

6 mai Il est relevé par le 135e R.I. qui s'étend sur sa position.

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67e R.I. :
(12e D.I. ; 23e Brigade)

19 juin Pendant la nuit, il monte en ligne du ravin des Fontaines à la Laufée avec les 54e, 106e et 132e R.I.
Il relève les 292e, 305e et 321e R.I. très éprouvés par leur lutte face au fort de Vaux.
21 juin

Vers le milieu de l'après-midi, une forte attaque All. générale sur tout le front se déclenche, entre le ravin des Fontaines et les abords sud-est du fort de Vaux.

Au bois Fumin, 3 assauts sont repoussés avec l'aide du 54e R.I.
Plus tard, le 54e étant anéanti, il tente de reprendre le terrain qu'il occupait. 2 de ses compagnies lancent une contre-attaque et parviennent à reprendre un élément de tranchée.

22 juin

Au petit jour, une reconnaissance All. est stoppée et renvoyée dans ses lignes.

A midi, nouvelle attaque également repoussée. Par représailles, un furieux bombardement s'abat sur ses positions.

23 juin

Du ravin des Fontaines aux abords du fort de Vaux, la bataille ne faiblit pas.
Plusieurs attaques All. sont arrêtées net et une contre-attaque permet de reprendre du terrain et faire des prisonniers.
Cependant, les hommes sont à bout de force.

Il est relevé dans la nuit par le 26e B.C.P.

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68e R.I. :
(17e D.I. ; 33e Brigade)

19 avril Il monte en ligne dans le secteur de la cote 304 avec les 90e et 290e R.I.
Il relève les 153e, 156e et 160e R.I.
20 et 21 avril Violent bombardement All, les hommes se terrent dans leurs tranchées. Un grand nombre sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.
22 avril

A 6 h, le bombardement redouble de violence.
A 14 h, une attaque All. qui débouche est repoussée. Cette attaque est presque accueillie comme un soulagement par les soldats Fr. qui n'en peuvent plus du pilonnage.

Le bombardement All. reprend ensuite avec la même intensité que le matin. Les 2e et 3e bat. en ligne cote 304 et bois Eponge (200 m au nord de 304) subissent de lourdes pertes.
Le 1er bat en réserve à Esnes n'est pas épargné, les obus de 210 et de 380 y tombent à chaque instant.

23 avril

Même bombardement que la veille.

La 5e comp. repousse une attaque All. et fait 40 prisonniers.

Du 24 avril

Les 3 bat. sont relevés par le 268e R.I. et partent en repos au bois Saint-Pierre.

29 avril Au soir, le 1er et 3e bat. reprennent les lignes sur la cote 304, le 2e bat. part en soutien à Esnes. Il relève le 268e R.I. qui part au repos.
Du 30 avril au 2 mai les hommes exécutent des travaux de renfort (installation de postes de mitrailleuses en avant des 1ère lignes). Ces travaux sont systématiquement détruits par le bombardement All.
3 mai

Le bombardement All. commence à 11 h, il dure toute la journée avec une intensité qui atteint parfois 30 à 35 coups dans un rayon de 100 m carrés.

Au soir, les pertes des 4 derniers jours sont pour le 1er bat. de 250 hommes tués ou blessés et 41 disparus, la proportion des tués est de 50%. La journée du 3 coûte à elle seule 160 hommes tués.

Au soir, le 2e bat. vient renforcer les unités de 1ère ligne; à droite, la 7e comp. vient renforcer le 90e R.I., la 5e comp. se place derrière le 3e bat. sur les pentes sud de la cote 304., la 6e comp. est en réserve au P.C. du colonel, aux ouvrages Blancs.

Le bombardement All. continue toute la nuit mais baisse un peu d'intensité.

4 mai

Dès l'aube, le bombardement All. s'intensifie et dépasse celui de la veille.

A 16 h 30, une attaque All. se déclenche mais les Fr. ne peuvent la contenir. les 2 bat. sont contraints à se replier. L'ennemi envahit les pentes nord de la cote 304 à plusieurs endroits, les hommes n'ayant pas put suivre le repli sont complétement isolés et faits prisonniers.

Pendant la nuit, les survivants se rassemblent et tentent en vain de rétablir la situation. Des éléments des 77e, 268e et 290e R.I. sont envoyés en renfort en toute hâte.

Une contre-attaque avec ces nouvelles troupes est prévue pour le lendemain face au nord de la cote 304.

5 mai La contre-attaque est déclenchée à l'aube sous les ordres du lieutenant-colonel Mariani.
Cependant, l'ennemi a eu le temps de fortifier les positions qu'il a conquises le 3.
L'attaque Fr. échoue sur tous les points attaqués.
6 mai Les survivants sont relevés avec ceux du 90e R.I.

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69e R.I. :
(11e D.I. : 21e Brigade)

28 mars Pendant la nuit, il monte en ligne à l'est du boyau de la Garoupe avec les 26e, 37e et 79e R.I.
Il relève les éléments des 157e, 163e, 210e et 227e R.I.
30 mars

Le matin, des éléments prennent position aux ouvrages de Vassancourt, Peyron et Palavas, aux villages de Mallancourt et aux retranchements R2 et R3.

A 17 h, les éléments sur Mallancourt subissent une violente attaque après un bombardement de 7 h.
Ils résistent toute la nuit mais doivent abandonner le village (beaucoup d'hommes sont faits prisonniers).

5 avril Tous les éléments encore en vie sur Mallancourt sont anéantis par le bombardement.
Devant Palavas, les troupes subissent également un terrible pilonnage.
8 avril Depuis le 30 mars devant Palavas et Mallancourt, les pertes sont de 60 officiers et de 1300 hommes.
9 avril

Devant l'avancée All., le général Pétain décide de retirer les éléments en ligne sur Palavas.

Pendant la nuit, ils sont envoyés en soutien entre le bois Equerre et les ouvrages Alsace et Lorraine (au sud de Béthincourt).

12 avril Le régiment est relevé.
Il quitte le front avec les 26e, 37e et 79e R.I.

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70e R.I. :
(19e D.I. ; 38e Brigade)

14 mars

Il monte en ligne dans le secteur du Mort-Homme.
Il est chargé de la défense d'un poste avancé, la cote 264.

Jusqu'à fin mars

Il subit des pertes considérables sur la cote 264.
Il se fait écraser plutôt que de livrer le passage aux All. qui veulent à tout prix percer par le Mort-Homme.

Jusqu'au 5 avril Il tient le secteur allant de Chattancourt à Charny.
Mois de mai Il est en ligne dans la forêt de Hesse où il subit d'intenses bombardements.
30 mai

Pendant la nuit, il remonte en ligne dans le secteur du Mort-Homme avec les 48e, 71e et 270e R.I.
Il vient renforcer les 150e, 154e, 155e et 161e R.I.

Il se positionne plus particulièrement à Chattancourt et à Cumière, devenue 1ère ligne depuis la chute du Mort-Homme.

Du 31 mai au 21 juillet A.N.D., il est relevé.
22 juillet Il est mis à la disposition du général Delétoile et se place en ligne de la Hayette à Cumière.
Du 23 juillet au 11 août A.N.D.
12 août Pendant la nuit, il change de secteur et se positionne sur Froideterre et au bois des Trois Cornes.
Il y relève le 122e R.I. et vient en renfort au 71e R.I.
Du 12 au 16 août Il subit de violents bombardement All. et tous les jours, les canons Fr. tirent trop court.
31 août Il est relevé par les 103e, 104e et 315e R.I.
Il quitte le front avec les 71e et 270e R.I.

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71e R.I. :
(19e D.I. ; 37e Brigade)

22 février

Il monte en ligne à 2 km environ au sud-ouest d'Avocourt, au lieu dit "le Pont des 4 Enfants" et s'installe à flanc de coteau dans de profonds abris.

Il relève le 91e R.I.

Du 23 au 29 février A.N.D.
1er mai Il est relevé et part au repos à Sénart.
30 mai Pendant la nuit, il remonte en ligne dans le secteur du Mort-Homme avec les 48e, 70e et 270e R.I.
Il vient renforcer les 150e, 154e, 155e et 161e R.I.
31 mai

Le 1er bat. se porte au Bois Bouchet, en 2ème ligne.
Les 2e et 3e bat. montent en 1ère ligne et contre-attaquent le bois des Caurettes avec l'aide du 306e R.I. mais leurs efforts sont brisés.

En fin de journée, 300 m sont repris aux 800 perdus le 28 mai par le 154e R.I.

1er juin

4 comp. (6e, 7e, 8e et 12e) tentent d'améliorer leur position au nord de Chattancourt par une attaque menée à l'est du Mort-Homme.

Les sections de tête progressent d'abord sans difficultés, elles atteignent l'ennemi lorsqu'un violent tir de barrage et des feux croisés de mitrailleuses les arrêtent et les déciment.
La 8e comp. conserve avec peine le terrain qu'elle vient de gagner. Les pertes sont de 20 tués, dont 3 officiers et 60 blessés.

Du 2 au 5 juin

Les tranchées de 1ère lignes sont réparées et consolidées.

Quelques unités du 3e bat. occupent une position de soutien au nord de Chattancourt. Elles subissent des pertes sensibles à cause du bombardement All. tiré de la cote du Talou.

6 juin

L'opération du 1er juin est renouvelée sans plus de réussite. Seul le boyau de Valence est repris.

9 juin Il est relevé.
15 juin

Les 1er et 3e bat. remontent dans le secteur de Chattancourt, le 2e au Bois Bourru.

Du 16 juin au 13 juillet Relevé depuis du secteur de Chattancourt, des comp. réalisent des travaux d'organisation des 2e lignes.
14 juillet

Il remonte une 3e fois en ligne dans le secteur de Chattancourt.
Les 1er et 3e bat. en 1ère ligne, le 2e en réserve.

Le secteur est assez calme.

Du 15 au 20 juillet A.N.D.
21 juillet Il est relevé.
7 août

Il embarque en camions à destination de Verdun.

Le soir, les comp. se munissent de vivres et de toutes les munitions nécessaires dans les casernes de Niel et de jardin Fontaine.

8 août

Pendant la nuit, il vient renforcer le 122e R.I. dans le secteur de Thiaumont.

Vers 4 h, un violent bombardement All. se déclenche sur Thiaumont et les ouvrages plus à l'ouest.

A 6 h, le 1er bat. reçoit l'ordre d'aller occuper la tranchée Lagadec.

A 7 h, l'ennemi s'infiltre entre le retranchement Z et la Batterie C.

A 8 h, la 2e comp. partant des batteries B, exécute une brillante contre-attaque sous le commandement du capitaine DOMEON. Elle dégage le P.C. 119, s'empare de la partie sud des batteries C, où elle se maintient, malgré un bombardement d'une extrême violence et des pertes considérables.
De son côté,
le 2e bat., commandé par le chef de bataillon FERRANT, reçoit l'ordre d'enrayer l'avance All. dans la direction de Froideterre.
Les 5e et 7e comp. en tête, la 6e en soutien, entraînées par les officiers, s'opposent à l'avance des All. et les font reculer. Elles s'emparent de l'ouvrage X, le dépassent, capturant de nombreux prisonniers puis se rendent maîtres de l'ouvrage Y.

A 15 h, le 3e bat. reçoit l'ordre de contre-attaquer l'ennemi qui avance par le ravin des Vignes. Les 9e et 11e comp., sous les ordres du capitaine DEMAURE, atteignent le P.C. 119, le dépassent et renforcent à droite le 1er bat.
L
e 2e bat. talonne l'ennemi jusqu'aux abris C où il engage un sanglant corps à corps à la baïonnette.

A 15 h 30, des éléments atteignent l'ouvrage de Thiaumont, le réoccupent mais sont contraints de l'évacuer à 18 h.

Le soir, le régiment occupe les retranchements Z et une ligne allant de Z à 200 m au sud du P.C. 118, jusqu'à la route de Bras à Fleury. Les All. ont été arrêtés, battus, repoussés jusqu'à leur ligne de départ.

9 août Le régiment est mis en urgence à la disposition de la 31e D.I.
La 2e comp. de son 1er bat. doit contre-attaquer face au P.C. 119. Elle part à la charge et reprend le poste de commandement ainsi que le partie sud de la batterie C. Un bombardement très violent s'abat ensuite sur les positions qu'elle parvient à tenir.

Les 9e et 11e comp. du 2e bat. partent alors pour venir en aide à la 2e comp. Elle le rejoigne sous une pluie d'obus puis la dépasse et s'empare des ouvrages X et Y. De nombreux All. sont fait prisonnier.

Dans l'après-midi, les 2 comp. poursuivent leur progression en talonnant l'ennemi qui recule. Elles atteignent les abris C puis à 15 h 30, les abords de Thiaumont. Pour atteindre cette position, elles ont du charger à la baïonnette à plusieurs reprises.

11 août

Le régiment est relevé par le 48e R.I.
Les pertes pour le 8, 9 et 10 août sont de 19 officiers, 480 sous-officiers et soldats.

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74e R.I. :
(5e D.I. : 9e Brigade)

2 avril

En réponse à la brèche ouverte sur le front du 269e R.I. (sud du fort de Douaumont), 2 bat. se mettent en route vers Souville.

Le chemin est périlleux car le bombardement All. est violent. Vers minuit, après une marche de 18 h, les 2 bat. atteignent enfin le fort de Souville.

3 avril

Ils ont pour ordre de combler la brèche ouverte la veille.
A 2 h, les 2 bat. quittent le fort pour gagner leur emplacement final.

A 4 h, ils sont en place face au fort de Douaumont, au talus du chemin de fer qui longe la pente sud du plateau de la Caillette.

A 4 h 30, l'assaut est donné. La progression est lente et très coûteuse en vies mais après un dur et long combat rapproché, les 2 bat. rejettent en partie les All. vers l'arrière et referment la brèche. La tranchée Morchée et le boyau Vigoureux restent aux mains de l'ennemi.
Les hommes a bout de force se barricadent sur place, face à l'ennemi.

4 avril

Le bombardement All. est assez violent toute la journée.

A 19 h, l'ennemi veut reprendre le terrain perdu la veille. Il charge sur le 1er bat. (à la tranchée des Chasseurs) mais il est repoussé par les mitrailleuses du lieutenant Boyer.

A 19 h 30, le 1er bat. passe à l'attaque à son tour mais il est également renvoyé sur ses positions.

5 avril

Une nouvelle attaque All. est repoussée mais avec de lourdes pertes du côté Fr (les comp. ne comptent plus qu'une poignée d'hommes).

Les boyaux de communications sont coupés et plus aucun ravitaillement, vivre, munition ne peut atteindre les 1ère lignes.

Vers 16 h, le 1er bat. attaque à son tour et parvient cette fois-ci à prendre une partie du boyau Hans. Il réalise ainsi une importante progression.

Dans la nuit, le 36e R.I. prend la place des survivants qui reculent pour se reposer.
Seule la comp. de mitrailleuse reste au côté du 36e.

Du 6 au 10 avril Bombardement All., les pertes continuent.
Un grand nombre d'hommes sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.
11 avril

Les mitrailleurs restés en ligne viennent en aide au 36e R.I. qui a dû reculer devant la violence du feu All.
Par un assaut subit, ils parviennent à reprendre ensemble le terrain perdu le jour même par le 36e.

De même, à droite, à la tranchée Hans, les mitrailleurs viennent en aide aux hommes du 274e R.I. et ils parviennent ensemble à reprendre le terrain perdu.

14 avril

La comp. de mitrailleuses rejoint le reste du régiment.

Pendant la nuit, il est relevé par les 9e et 18e B.C.P. et les 120e, 147e et 328e R.I.

19 mai

Une grande offensive est mise sur pied pour reprendre le fort de Douaumont, le régiment doit y participer.

Il monte en ligne par le même chemin qu'il avait emprunté le 2 avril et gravit le plateau de la Caillette.

Le régiment se place en ligne au ravin du Bazil et à la voie ferrée qui le longe.

Le 1er et le 2e bat. restent à ce point alors que le 3e bat. prend les avant-postes.

22 mai

A 11 h 50, l'heure H, les hommes s'élancent.
Toutes les tranchées ennemies sont franchies et de nombreux All. se rendent instantanément.

La crête du fort est atteinte par le 3e bat. sans trop de difficulté et les hommes s'affairent maintenant à reconquérir la tourelle 3.212 qui semble fortement gardée. Après un sanglant corps à corps, elle est reprise mais la situation est précaire, l'ouvrage est soumis aux feux croisés venant des cornes sud-est et nord-est du fort. Des coureurs partent pour tenter de rétablir la liaison.
Jusqu'à la nuit, les pertes sont très sérieuses.

Le reste de l'après midi, l'ennemi reste bien à l'abri dans le fort et son artillerie bombarde violemment. Nos éléments sont décimés dans les positions qu'ils viennent de conquérir.

Le bilan de la journée est triste, toute la partie est du fort a échappé aux Fr. Par ce côté, de nouveaux effectifs très importants et de nombreux autres qui avaient quitté le fort pour ne pas être faits prisonniers regagnent la forteresse. D'importants ravitaillements en matériel sont également acheminés.
Partout, les hommes qui ont attaqué aujourd'hui luttent désespérément et de façon précaire pour conserver les maigres positions qu'ils sont parvenus à conquérir.

23 mai

Le 3e bat. qui tient la tourelle 3.212 est attaqué plusieurs fois mais résiste.
Il ne reste plus que des comp. réduites à une poignée d'hommes.

24 mai

Au matin, le bombardement All. prend encore plus d'intensité.

A 12 h, les All. sortent du fort et se lancent à l'attaque de la tourelle 3.212 qui est tenue par le 3e bat.

A 13 h 30, le 3e bat. est complétement encerclé, mais il tient toujours.

A la fin de la journée, sans minutions, sans vivres ni eau, harassés par 2 jours de combats incessants, sans espoir de secours, les hommes du 3e bat se rendent.
Leur honneur est sauf, ils ont tenu jusqu'à la limite des forces humaines.

25 mai

Il est relevé, il a perdu avec les 36e, 129e et 274e R.I., 130 officiers et 5507 hommes.

Ayant beaucoup souffert au combat, il est reconstitué par de jeunes gens qui n'ont pas encore eu l'expérience du feu.
Encadrés par les anciens, "ceux de Verdun", ils recevront à leur contact le souffle d'énergie qui fait gagner les batailles.

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75e R.I. :
(27e D.I. ; 53e Brigade)

11 mars

Il monte en ligne dans le secteur de Bevaux avec les 140e et 415e R.I.

30 mars La nuit, une unité effectue une patrouille commandée en avant des lignes ennemies pour repérer les travaux en cours.
Du 31 mars au 1er juin A.N.D., il est relevé.
2 juin Pendant la nuit, le 2e bat. monte en ligne face aux cotes ouest du bois de la Caillette.
3 juin Pendant la nuit, le 2e bat. attaque sur la Caillette mais cet l'assaut se solde par un échec.
A 9 h, idem.
Du 4 juin au 3 août A.N.D., il est relevé.
4 août Il monte en ligne dans la région de Retegnebois et de la Vaux-Regnier avec les 52e, 140e et 415e R.I.
Il relève les 413e et 414e R.I.
8 août 2 bat. dans le secteur de Tavannes attaquent de part et d'autre de la cote 359 mais n'obtiennent pas de résultat appréciable.
9 août

Les éléments sur Retegnebois passent à l'attaque à 10 h en direction de la route de Souville, du village de Vaux et de la route stratégique du fort de Vaux.

Les pertes sont cruelles, tant à cause des mitrailleuses ennemies que des tirs trop courts de l'artillerie Fr.
Plusieurs tranchées All. sont tout de même prises mais aussitôt évacuées en raison de la violence du pilonnage.

12 août Pendant la nuit, il est relevé par le 140e R.I. qui s'étend sur sa position.
Depuis le 4 août, il a perdu 685 hommes.

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77e R.I. :
(18e D.I. ; 36e Brigade)

28 avril

Il remonte en ligne avec les 32e, 66e et 135e R.I. dans le secteur de la cote 304.
Il relève les 2e et 4e B.C.P. et les 418e R.I.

Le 3e bat. se positionnent plus particulièrement sur la cote 287, à 3 km au nort-ouest d'Esnes). 2 comp. sont en avant, la 11e est à gauche et la 9e est à droite.

29 et 30 avril Bombardement All. sur tout le secteur. Les pertes sont sensibles au 3e bat.
Quelques reconnaissances ennemies sont arrêtées par le feu Fr.
1er mai

Suite à l'anéantissement des éléments des 68e et 90e R.I., le 2e bat. se positionnent sur les pentes ouest. Les 5e, 6e et 8e comp. sont en avant.

2 et 3 mai

Le bombardement All. ne baisse pas d'intensité sur le 2e et 3e bat.

Des patrouilles sont envoyées pour tenter d'obtenir des informations sur l'emplacement et les intentions de l'ennemi.
Elles parviennent à faire un prisonnier qui leur apprend la préparation d'une grosse attaque sur la cote 304.

4 mai

La 10e comp. reçoit la mission de contre-attaquer avec les restes du 68e face au nord sur 304. L'assaut est fixé pour le lendemain, à l'aube.
Il reçoit pour cela les renforts des 68e (déjà sur place) et 290e R.I.

5 mai

A l'aube, la contre-attaque prévue est déclenchée sous les ordres du lieutenant-colonel Mariani. Les hommes sont cloués sur place par les mitrailleuses All.

A midi, des nouveaux renforts arrivent avec le 90e R.I.
Malheureusement, l'attaque ne donne pas les résultats escomptés.

A 17 h, l'ennemi attaque à son tour mais son élan est brisé sous les feux du 3e bat.

6 mai

La 6e comp. qui est très éprouvée rejoint les abris de Pommerieu.

7 mai

La 6e comp. est rejointe par le reste du régiment.

10 mai

Le régiment est relevé.

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78e R.I. :
(23e D.I. ; 45e Brigade)

Avant le 9 avril A.N.D.
9 avril

Il est en ligne aux bois franco-boche et Bride et dans le ravin du Monument.

Il subit un violent bombardement.

Le soir, l'ennemi se lance à l'attaque et pénètre dans le ravin. Les pertes sont très lourdes, 850 hommes sont mis hors de combat. Les survivants reculent mais leur résistance est acharnée et l'ennemi doit stopper.

10 avril

A 4 h, il lance une contre-attaque devant le village de Bras.

Les positions au bois Bride et au ravin du Monument, perdues la veille, sont reconquises. Seules les tranchées du bois franco-boche restent aux mains de l'ennemi.

11 avril

Le jour se lève sous un violent bombardement de l'artillerie All.

Vers 8 h, il contre-attaque le bois franco-boche et parvient à réoccuper les tranchées à la lisière du bois.

Le terrible bombardement All. se poursuit une bonne partie de l'après-midi.

Après le 11 avril

A.N.D.

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79e R.I. :
(11e D.I. ; 22e Brigade)

28 mars Pendant la nuit, il monte en ligne à l'est du boyau de la Garoupe (Mort-Homme) avec les 26e, 37e et 69e R.I.
Il relève les éléments des 157e, 163e, 210e et 227e R.I.
30 mars Le 1er bat. prend position aux ouvrages au nord du ruisseau de Forges.
31 mars Il est rejoint par le 2e bat.
Etant menacés d'encerclement, les 2 bat. se replient à leur point de départ.
Du 1er au 8 avril

Violent bombardement All.
Un grand nombre d'hommes sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.

9 avril

A 12 h 30, l'ennemi attaque en force le boyau de la Garoupe. Il est repoussé par les survivants. Les All. semblent étonnés de trouver encore âme qui vive devant eux.

A 15 h, l'ennemi est de nouveau repoussé.

Par ailleurs, devant l'avancée All. réalisée sur le Mort-Homme, le général Pétain décide de retirer les éléments en ligne dans le secteur du ruisseau des Forges.

Pendant la nuit, ils sont envoyés en soutien entre le bois Equerre et les ouvrages Alsace et Lorraine (au sud de Béthincourt).

Dans la journée, ces éléments sont écrasés sous le bombardement All. et doivent se replier plus au sud.

Dans la soirée, ils reçoivent des renforts du 160e R.I.

10 avril

La 1ère comp. du 3e bat. perd l'ouvrage Alsace avec de lourdes pertes.

Au sud de Béthincourt, les éléments en place sont écrasés sous le bombardement et doivent se replier jusqu'aux pieds des pentes nord de la cote 304.
Il se place à la droite des 146e et 153e R.I. et à la gauche des 8e et 16e B.C.P et des 94e, 151e et 162e R.I.

12 avril Le régiment est relevé.
Il quitte le front avec les 26e, 37e et 69e R.I.

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80e R.I. :
(32e D.I. ; 63e Brigade)

16 avril Il monte en ligne dans le secteur de Fleury-sous-Douaumont.
Du 17 au 30 avril A.N.D.
31 avril Il est relevé.
14 août Il est affecté au groupement Mangin avec les 15e, 143e et 342e R.I.
18 août Pendant la nuit, il relève le Régiment d'Infanterie Coloniale de Maroc dans les ruines du village de Fleury.
Le R.I.C.M l'a reconquis le jour même.
Du 20 au 23 août Il tient toujours le village de Fleury malgré un bombardement intensif.
24 août

En avant des ruines de Fleury, l'espace qui le sépare des lignes All. est très étroit et le bombardement qu'il subit depuis la veille au soir les a également touchées. Cela laisse à penser qu'elles ont dû être évacuées durant la nuit. Il est décidé de se porter en avant. Les hommes trouvent en effet les premières lignes All. vides et les occupent sans difficulté.

Cette avance procure un gain de 200 m.

26 août 3 attaques All. sur ses nouvelles lignes sont repoussées à la grenade.
Après le 26 août A.N.D.

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81e R.I. :
(31e D.I. ; 61e Brigade)

4 août

En milieu de matinée, le 2e bat. reçoit l'ordre de se rendre à la batterie 1295, située dans la branche gauche du ravin des Vignes. Le 1er bat. doit quant à lui gagner la branche droite du ravin. Selon l'ordre, ce mouvement réalisé en plein vers Fleury doit être accomplie " à n'importe quel prix ".

Malgré un violent tir de barrage puis des tirs de mitrailleuses venant du village de Fleury, les 2 bat. parviennent à atteindre avant la nuit leurs positions respectives. Cependant, les pertes ont été lourdes.

Ils y relèvent des éléments du 96e R.I.

5 août A 20 h, les 1er et 2e bat. passent à l'attaque et atteignent, en 2 endroits, la crête Fleury-Bras.
7 août

le bombardement All. est très violent. Presque tous les officiers sont tués ou blessés (de nombreuses comp. sont commandées par de simples sergents).

Un grand nombre d'hommes sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.

Cependant, la confiance est absolue.

9 août La résistance aux assauts All. sur la crête de Thiaumont est énergique.
Après le 9 août A.N.D.

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82e R.I. :
(9e D.I. ; 17e Brigade)

6 octobre Il monte en ligne dans le secteur de Souville-Froideterre avec le 66e B.C.P. et les 4e et 313e R.I.
Il renforce les 239e et 407e R.I.
Jusqu'au 15 octobre

La bataille s'atténue dans tous les secteurs, sauf quelques engagements locaux dans le secteur de Thiaumont.
Chaque unité prépare le terrain pour la grande offensive prévue par le général Mangin pour fin octobre. Les préparatifs comprennent, la liaison téléphonique avec les 1ère lignes par câbles enterrés, l'approfondissement des tranchées et leur transformation en parallèles de départ, la création d'abris et de P.C.

Partout, la pioche s'enfonce dans les cadavres, les travailleurs se mettent des gousses d'ail dans les narines pour échapper à l'odeur épouvantable.

Le 15 octobre, tout est prêt.

Du 15 au 29 octobre A.N.D
30 octobre Il est en ligne dans le ravin de la Fausse-Cote.
1er novembre Il tient la ligne allant de la Tourelle à l'étang de Vaux avec le 66e B.C.P. et les 4e, 113e et 313e R.I.
3 novembre Vers l'étang de Vaux, des éléments se portent en avant. Ils parviennent à atteindre à gauche, la tranchée de Ralisbonne, et à droite, le village de Vaux.
Après le 3 novembre A.N.D

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83e R.I. :
(34e D.I. ; 67e Brigade)

6 avril

Il monte en ligne devant le bois d'Avocourt avec les 59e, 88e et 209e R.I.

La 4e comp. contre-attaque la corne ouest du bois et s'en empare avant que les All. aient pu tirer un coup de fusil. Elle s'organise sur la position qu'elle vient de conquérir.

L'ennemi contre-attaque à plusieurs reprises, mais en vain.

10 avril Pendant la nuit, la 12e comp. s'empare d'une partie de la lisière est du bois d'Avocourt.
Ce point permet de surplomber le ravin et constitue une place d'arme naturelle.
Du 11 au 21 avril A.N.D.
22 avril La 10e comp. a pour ordre de reprendre un poste All. dans le secteur du Mort-Homme. Le poste parvient à être enlevé.
18 juin Il est relevé par les 206e, 212e, 234e et 344e R.I.
Il quitte le front avec les 59e, 88e et 209e R.I.

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85e R.I. :
(16e D.I. ; 31e Brigade)

24 février

A 16 h, il arrive en renfort au carrefour de la Chapelle Sainte-Fine.

Durant la nuit, il monte en ligne. Les officiers ne connaissent pas le secteur, ne trouvent pas leurs guides, n'ont aucuns ordres précis sur leur affectation et les positions tenues par l'ennemi. Avancant vers l'inconnu, ils se fortifient sur place lorsqu'ils rencontrent l'ennemi. Le régiment prend position au ravin ouest de Fleury.

25 février

Dans la journée, les 5e, 6e, 7e et 8e comp. du 2e bat. y subissent une sévère attaque All. qu'ils arrivent à maîtriser mais non sans pertes.

Le 1er bat. en réserve au ravin de Bras est réduit de moitié sans combattre par le bombardement All.

Un bat. est envoyé par le général Reibell, en direction du village de Douaumont .

26 février

Pendant la nuit, 3 bat. prennent position sur la cote 347 et Louvemont.

Dans la matinée, ils subissent une violente attaque qui leur cause de lourdes pertes. Les survivants doivent se replier vers midi, laissant ainsi à l'ennemi une partie du bois d'Hardaumont - Douaumont.
Cependant, ils tiennent toujours la pente sud de Louvemont, avec des éléments du 273e R.I.

Dans la journée, des éléments tiennent le bois d'Haudemont.

Au soir, Louvemont est perdu.

Du 27 février au 12 juillet A.N.D., il est relevé.
11 juillet Il monte en ligne dans le secteur de Tavannes avec les 29e et 95e R.I.
Il renforce les 217e, 221e, 358e et 370e R.I.
Du 11 au 14 juillet A.N.D.
15 juillet Il est relevé.

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86e R.I. :
(D.I.: ? ; Brigade: ?)

7 mars

Des éléments se trouvent en ligne au sud de Damloup au Grand Feuilla.

Après un violent bombardement All. par 150 et 210, un bat. ennemi se jette à l'attaque sur les positions tenues par le régiment.
Un violent corps à corps s'engage toute la nuit. Au matin, après maintes contre-attaques, tous les ennemis sont chassés du bois de Damloup.

8 mars La lutte de la nuit a repris mais devant la supériorité numérique de l'ennemi et les pertes qu'il a subies, il doit abandonner le Grand Feuilla et se retirer à l'ouest de la route Eix-Damloup.
9 mars Un nouvel assaut All. sur les nouvelles positions Fr. est repoussé.
Une comp. arrive en renfort au fort de Vaux.
Après le 9 mars A.N.D.

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88e R.I. :
(34e D.I. ; 68e Brigade)

6 avril Il monte en ligne devant le bois d'Avocourt avec les 59e, 83e et 209e R.I.
Du 7 au 17 juin A.N.D.
18 juin Il est relevé par les 206e, 212e, 234e et 344e R.I.
Il quitte le front avec les 59e, 83e et 209e R.I.

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90e R.I. :
(17e D.I. ; 33e Brigade)

21 avril

Il monte en ligne dans le secteur du Mort-Homme avec les 68e et 290e R.I.
Il relève les 153e, 156e et 160e R.I.

Un bat. se place au ruisseau de Béthincourt (en liaison avec le Mort-Homme).
Il est pratiquement décimé par le barrage All. sans avoir encore vu l'ennemi.

3 mai

Un bat. s'est mis en ligne sur les pentes nord-est de la cote 304. Il tient cette position avec 2 bat. du 68e R.I.

Toute la journée, le bombardement All. est très violent.

4 mai

Dès l'aube, le bombardement All. s'intensifie et dépasse celui de la veille.

A 16 h 30, une attaque All. se déclenche mais les Fr. ne peuvent la contenir. le bat. est contraint à se replier. L'ennemi envahit les pentes nord de la cote 304 à plusieurs endroits, les hommes n'ayant pas put suivre le repli sont complètement isolés et faits prisonniers.

Du 5 au 7 mai A.N.D.
8 mai Les survivants sont relevés avec ceux du 68e R.I.

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92e R.I. :
(26e D.I. ; 52e Brigade)

6 mars

Il arrive pendant la nuit au bois du Bouchet.
Au petit matin, il se porte en formation d'approche sur la route d'Esnes à Chattancourt. Il s'y établit en position d'attente.

8 mars

A 6 h, il monte en ligne dans les secteurs du bois des Corbeaux et de Cumières avec les 105e, 121e et 139e R.I.

Le 2e et 3e bat. commandés par le lieutenant-colonel Macker sont chargés de reprendre le bois des Corbeaux tombé le 6 mars.

A 7 h, les 2 bat. s'élancent à découvert. Ils ont près de 900 m à franchir sur le versant face à l'ennemi, et un tir de barrage effrayant arrose le terrain.
Les obus et les balles font de grandes brèches dans les lignes mais les hommes se serrent les uns aux autres et continuent à avancer d'un pas calme et régulier. Les 100 derniers mètres se font au pas de charge.
Les hommes qui atteignent le bois se ruent sur les mitrailleuses All. et font fuir leurs servants. La progression peut ensuite se poursuivre jusqu'à la lisière nord du bois des Corbeaux.
Le 2e bat. prolonge la lutte à la grenade, sa 6e comp. y perdra 70 hommes.

La lisière du bois est prise et, peu après, les 2/3 du bois.

Dans l'après-midi, les survivants reçoivent des renforts de 2 comp. du 139e R.I. L'une est gardée à la lisière du bois, l'autre va étayer la 6e comp.

9 mars

Durant la nuit, l'ennemi lance une contre-attaque pour tenter de reprendre le bois mais il est repoussé à coups de fusil et de baïonnette.

Le reste de la journée, violent bombardement All. sur le bois et principalement sur la lisière sud pour empêcher les ravitaillements et les renforts d'approcher.

A 18 h, l'ennemi contre-attaque à l'est du bois devant les 7e et 8e comp. La lutte est dure et les pertes sévères mais les Fr. ne cèdent pas.

10 mars

A 6 h, les 5e, 7e et 8e comp. du 3e bat. sont chargées de contre-attaquer le bois des Corbeaux.
Elles sont aidées de 2 nouvelles comp. du 139e R.I.

Le bois est repris entièrement en une 1/2 heure.

La riposte All ne se fait pas attendre. Les officiers et les hommes tombent peu à peu. Privés de munitions, l'étau se resserrant indéniablement, le bois des Corbeaux à peine conquis doitêtre évacué en début d'après-midi. Le lieutenant-colonel Macker est tué lors de cette retraite.

Les autres éléments qui résistent toujours au bois de Cumières, subissent de très lourdes pertes et doivent céder le bois à l'ennemi.

En fin de journée, les bois de Cumières et des Corbeaux sont définitivements perdus.

13 mars Les 2 bat. sont relevés.
Il ne reste que 140 hommes au 3e bat. et 166 au 2e bat.
600 sont blessés.

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93e R.I. :
(21e D.I. ; 42e Brigade)

12 juin

Pendant la nuit, il monte en ligne dans le secteur du bois de Nawé avec les 64e, 65e et 137e R.I.
Il renforce les 293e, 337e, 403e et 410e R.I.

A 6 h, il subit plusieurs attaques mais résiste à tous les assauts.
Plus tard, en raison de la disparition du 137e R.I., l'aile droite de son 1er bat. se trouve débordée.
La 1ère comp. du 1er bat. se lance sur les anciennes positions qu'occupait le 137e et qui sont maintenant occupées par l'ennemi.
La 2e comp. défend la tranchée Sapeur que l'ennemi. a commencé à envahir.

Ces 2 assauts simultanés stoppent la percée All.

Une fois les anciennes positions du 137e R.I. reprises, le 2e bat. reçoit l'ordre d'aller renforcer la 1ère comp. du 1er bat. qui s'y trouve.
Dans ce mouvement, il perd la moitié de ses effectifs a cause du barrage All. qui a repris avec une extrême violence.
Les hommes ayant réussi à passer le barrage, parviennent tout de même à leur objectif.

13 juin Il reçoit des renforts de 2 comp. du 348e R.I. pour consolider ses nouvelles positions.
20 juin Il est relevé par les 106e, 114e, 120e et 121e B.C.P. et les 297e et 359e R.I.

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94e R.I. :
(42e D.I. ; 83e Brigade)

11 mars Pendant la nuit, il monte en ligne dans le secteur de Froideterre-Thiaumont avec le 16e B.C.P. et les 151e et 162e R.I.
Du 12 au 29 mars A.N.D.
30 mars Il est relevé par les 19e, 62e, 116e et 118e R.I.
9 avril

Des éléments remontent en ligne dans le village de Cumières.

Ils repoussent une forte attaque sur Cumière qui empêche l'ennemi de pénétrer dans le village.

10 avril

Les éléments sur Cumière reçoivent des renforts des 251e, 254e, 267e, 287e, 306e et 332e R.I.

Au sud de Béthincourt, les éléments en place sont écrasés sous le bombardement All. Ils doivent abandonner leur position et se replier à la Hayette, sur la cote 209 (à la droite des 37e et 79e R.I.).

Après le 10 avril A.N.D.

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95e R.I. :
(16e D.I. ; 31e Brigade)

24 février

A 16 h, il arrive en renfort au carrefour de la Chapelle Sainte-Fine.
Les hommes viennent de parcourir à pied 52 km en 36 h, le ventre vide.

Durant la nuit, il monte en ligne. Les officiers ne connaissent pas le secteur, ne trouvent pas leurs guides, n'ont aucuns ordres précis sur leur affectation et les positions tenues par l'ennemi. Avancant vers l'inconnu, les bat. se fortifient sur place lorsqu'ils rencontrent l'ennemi. Le 1er bat. se place à la cote 347, le 2e bat. à 400 m au sud de la cote 378 et le 3e bat. reste en réserve au village de Douaumont.

25 février

A 12 h, le 1er bat. subit une sévère attaque All., il ne reste que très peu de survivants

Dans la journée, le 3e bat. résiste à 3 assauts All.

26 février

Au matin, le 2e bat. se porte en réserve dans le ravin de la ferme de Thiaumont.

Le 3e bat. et les débris du 1er se reportent à 500 m au nord du Village de Douaumont.

Dans la journée, le village est durement défendu. 3 vagues d'assaut ennemies sont brisées jusqu'au soir.

Le régiment est relevé à la nuit. Il a perdu 800 hommes.

23 avril Des éléments se trouvent dans la région des Eparges.
A 4 h 30, l'explosion d'une mine fait 18 morts.
Du 24 au 30 avril

Violent bombardement All.
Les hommes se terrent dans leur tranchée, attendant l'éclat d'obus qui les frappera. Un grand nombre d'hommes sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.

Du 1er mai au 10 juillet A.N.D., il est relevé.
11 juillet Il remonte en ligne dans le secteur de Tavannes avec les 29e et 85e R.I.
Il renforce les 217e, 221e, 358e et 370e R.I.
Du 13 au 15 juillet Certains éléments en ligne sur Tavannes sont relevés.
D'autres sont en station dans le tunnel de Tavannes.
24 juillet

A 3 h, les éléments en ligne sur Dicourt subissent une attaque All. sur la ferme de Dicourt.

La 11e comp. et une section de la 9e sont encerclées. Elles se battent héroïquement mais sont anéanties sous le nombre des forces ennemies.

Les autres comp. contre-attaquent et parviennent à repousser l'ennemi.

Après le 24 juillet A.N.D.

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96e R.I. :
(31e D.I. ; 61e Brigade)

31 mai le commandant Raynal (du 96e R.I.) prend le commandement du fort de Vaux.
3, 4 et 5 juin

Les assauts All. sur le fort sont incessants, ils sont néanmoins contenus.

Le commandant Raynal envoie le 5 juin à 21 h 45 et à 23 h, 2 messages par pigeon voyageur demandant une intervention d'urgence car il voit le fort toucher au bout de ses forces (il n'y a plus d'eau dans la citerne et la soif torture les occupants du fort).

7 juin

A 6 h, le commandant Raynal capitule, vaincu par la soif.
Le fort de Vaux est perdu.

L'évacuation se fait par la brèche nord-est.
Au pied des pentes du fort, la plaine marécageuse et les trous d'obus sont remplis d'eau. Tous se jettent dans cette eau pourtant pleine de vase et de cadavres.

Du 31 juillet au 2 août Le régiment monte en ligne dans le secteur de la Marguerite avec les 81e, 122e et 322e R.I.
Il relève les 11e, 20e, 115e, 117e, 130e et 317e R.I.
3 août

Le matin, il s'empare de la ligne Dépôt-Batterie C en faisant de nombreux prisonniers.

A 18 h, la 7e comp. du 3e bat. enlève l'ouvrage de Thiaumont et l'organise immédiatement.
Ensuite, une section commandée par le sergent Hervé s'avance jusqu'à la tranchée Wagner et y fait 80 prisonniers.

4 août

Au petit jour, les troupes ennemies se précipitent sur Thiaumont tenue par le 3e bat. épuisé.
L'attaque est très violente et les pertes sont importantes pour les 5e, 6e, 7e et 11e comp. Cependant, dans un effort ultime, l'ouvrage et son saillant parviennent à être conservés.

A droite, les éléments qui tiennent la position sont submergés et se replis sur la ligne Dépôt-Batterie C.

Le soir, les 30 hommes qui restent sont relevés par le 81e R.I.

En quelques jours, le régiment qui était étalé sur un front de 800 m de large et 1000 m de profondeur, a fait 500 prisonniers, a perdu 36 officiers et 1285 hommes de troupes.

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97e R.I. :
(77e D.I. ; 88e Brigade)

12 mars

Il est mis à la disposition du général Maistre.

Pendant la nuit, il monte en ligne dans le secteur de Vaux avec les 17e, 57e, 60e et 61e B.C.P. et le 159e R.I.

Du 13 au 24 mars A.N.D.
Du 25 au 28 mars En arrière de Vaux, une comp. a 80 hommes tués par le bombardement All. sans avoir encore été en contact avec l'ennemi.
31 mars

Il est relevé par les 1er, 3e, 10e et 31e B.C.P. et les 49e et 158e R.I.

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98e R.I. :
(25e D.I. ; 50e Brigade)

6 mars Pendant la nuit, il monte en ligne dans le secteur du Mort-Homme.
11 mars

Au matin, suite à une erreur de direction d'ordre, le 3e bat. contre-attaque sur le bois de Cumières (fortement fortifié) au lieu du bois des Corbeaux.

Quand l'erreur est reconnue, les troupes sont déjà parties à l'assaut.
Les pertes sont très lourdes.

13 et 14 mars

Violent bombardement de 6 h (120 coups par minute).

Un grand nombre d'hommes sont commotionnés, ils sont sourds, hébétés, suffoqués. Leur visage et leurs mains ruissellent de sang qui coule par 1000 blessures (projection de terre, de pierre et de sable) qui se mêle à la poussière et forme des caillots affreux. Ils sont physiquement et moralement à bout de force.

Vers 15 h 15 le 14, il subit une violente attaque All. Les pertes sont énormes.
Il doit abandonner ses positions.

16 mars Il est relevé de nuit par les 150e, 154e, 155e et 161e R.I.

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99e R.I. :
(28e D.I. ; 55e Brigade)

21 avril Pendant la nuit, il monte en ligne dans le secteur sud du fort de Douaumont avec les 22e, 30e et 416e R.I.
Il relève les 19e, 62e, 116e et 118e R.I.
Du 22 avril au 2 mai A.N.D.
3 mai Des éléments se trouvent en ligne au ravin de la Mort et à la ferme de Thiaumont.
7 mai Les éléments en ligne à la ferme de Thiaumont sont attaqués par toute une division All.
Le soir, après une résistance farouche, les positions restent inchangées.
14 mai

Il est relevé par les 65e et 69e B.C.P. et les 294e, 350e, 354e, 355e et 361e R.I.
Il quitte le front avec les 22e et 416e R.I.

15 août Il remonte en ligne dans le secteur de Dicourt et au pied des cotes de Meuse avec les 22e, 30e et 416e R.I.
Jusqu'au 15 octobre

La bataille s'atténue dans tous les secteurs, sauf quelques engagements locaux dans le secteur de Thiaumont.
Chaque unité prépare le terrain pour la grande offensive prévue par le général Mangin pour fin octobre. Les préparatifs comprennent, la liaison téléphonique avec les 1ère lignes par câbles enterrés, l'approfondissement des tranchées et leur transformation en parallèles de départ, la création d'abris et de P.C.

Partout, la pioche s'enfonce dans les cadavres, les travailleurs se mettent des gousses d'ail dans les narines pour échapper à l'odeur épouvantable.

Le 15 octobre, tout est prêt.

Du 15 au 23 octobre A.N.D
24 octobre Il est en ligne à la batterie de Damloup.
Après le 24 octobre A.N.D.

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100e R.I. :
(128e D.I. ; 156e Brigade)

8 mars

Des éléments sont en ligne au sud-est du fort de Douaumont et au nord de l'étang de Vaux.

A 11 h, une sévère attaque All. parvient à ouvrir une brèche et l'ennemi pénètre dans le ravin de la Caillette.
En raison de ce mouvement, le 1er bat. du 17e R.I. (au sud du fort de Douaumont) risque l'encerclement.

Du 9 mars au 2 juillet A.N.D., il est relevé.
9 juillet Il monte en ligne dans le secteur de Souville avec les 167e, 168e et 169e R.I.
11 juillet A 11 h, 1 bat. en réserve à Verdun monte en ligne au sud de la caserne Marceau.
12 juillet Avant le lever du jour, le bat. monté en ligne la veille doit prendre place en 1ere ligne entre la Chapelle Sainte-Fine et la Poudrière. Cependant, le bombardement est tel, qu'il ne parvient pas à atteindre cette position.
Après le 12 juillet A.N.D.

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